Ingénierie de la sécurité incendie en Tunisie
Huit lots de sécurité, dimensionnés et justifiés
Du plan de masse pompiers à la matrice cause-effet du SSI, nous couvrons l'intégralité des lots de sécurité d'un bâtiment industriel ou tertiaire. Chaque lot est dimensionné au risque réel, chiffré, et justifié par une note de calcul opposable.
01
Accessibilité et voies de secours
Voies engins et voies échelles, desserte des façades, ouvrants pompiers, implantation et clôture. Le lot qu'on découvre trop tard, quand le parking est déjà coulé.
02
Compartimentage et locaux à risque
Isolement des locaux à risque, degrés coupe-feu des parois et des portes, SAS, rebouchage des traversées, séparation production / entrepôt / bureaux.
03
Dégagements et évacuation
Calcul des issues par effectif, unités de passage, distances maximales à parcourir, sens d'ouverture des portes, protection et encloisonnement des escaliers.
04
Désenfumage naturel et mécanique
Cantonnement, surfaces d'exutoires, débits d'extraction, amenées d'air, conduits et commandes. Le lot le plus souvent sous-dimensionné, et le plus cher à reprendre.
05
Éclairage de sécurité
Balisage d'évacuation et éclairage anti-panique, calcul des flux et des espacements, implantation des blocs autonomes et schéma d'alimentation.
06
Détection, alarme et alerte
Zonage de détection, choix des détecteurs par nature de risque, équipement de contrôle et de signalisation, matrice cause-effet et mises en sécurité associées.
07
Moyens d'extinction
Extincteurs, RIA, colonnes sèches et en charge, poteaux et points d'eau, sprinkleurs, extinction à gaz, mousse et rideaux d'eau. Calcul hydraulique et plans de réseaux.
08
Dispositions particulières par type de risque
Liquides et gaz inflammables, matières explosibles, matières dangereuses et entrepôts : zones classées, cuvettes de rétention, espacements et moyens de secours spécifiques.
Chaque lot est livré avec sa note de calcul, ses plans DAO, son descriptif technique et son bordereau quantitatif — exploitables directement par vos entreprises.
Quel règlement s'applique à votre bâtiment
Avant de dimensionner quoi que ce soit, il faut savoir sous quel règlement on travaille. Le code de la sécurité et de la prévention des risques d'incendie, d'explosion et de panique dans les bâtiments loi n°2009-11 du 2 mars 2009 renvoie à des règlements de sécurité distincts selon le type de bâtiment.
| Votre bâtiment | Texte de dimensionnement | Ce qui change |
|---|---|---|
| Bâtiment abritant un établissement dangereux, insalubre ou incommode Établissement classé, 1re, 2e ou 3e catégorie | Règlement annexé à l'arrêté du 21 septembre 2018 Pris en application de l'article 44 du code |
|
| Établissement recevant du public ERP : commerce, enseignement, santé, hôtellerie, culte… | Règlement ERP Pris en application de l'article 11 du code |
|
| Bâtiment mixte Usine avec showroom, bureaux, espace de vente, logement de fonction Cas le plus fréquent | Les deux, cumulés Arrêté du 21 septembre 2018 et règlement ERP |
|
| Permis de bâtir Construction neuve, extension, changement d'affectation | Dossier de sécurité Arrêté du ministre de l'intérieur du 16 septembre 2013 |
|
Le règlement est un plancher, pas un dimensionnement
C'est le point que nous voulons faire comprendre à tous nos clients, parce qu'il change la façon de concevoir un projet.
Article 17 · arrêté du 21 septembre 2018L'article 17 pose que ses prescriptions et recommandations constituent des valeurs minimales et des seuils à ne pas franchir, et que celles qui n'ont pas un caractère précis, ou qui n'imposent pas de valeurs limites, doivent être précisées dans l'étude de dangers, en tenant compte de la nature de l'activité et de la catégorie de l'établissement.
Respecter le minimum ne suffit pas
Un atelier de peinture et un atelier d'assemblage mécanique de même surface tombent sous les mêmes seuils réglementaires et n'appellent pas les mêmes moyens.
Le surdimensionnement coûte cher pour rien
Une installation calibrée sans analyse coûte souvent 20 à 40 % de trop, en investissement comme en maintenance.
Les dérogations existent et s'instruisent
L'article 20 permet aux services de prévention de la protection civile d'accorder des dérogations à la demande de l'exploitant, notamment pour les établissements existants, sous réserve de justificatifs présentés dans une notice de sécurité ou dans l'étude de dangers, avec des mesures compensatoires définies. C'est souvent la seule voie raisonnable sur un bâtiment ancien.
Les lots que nous dimensionnons
Pour chaque lot, les valeurs réglementaires que nous appliquons et les livrables que vous recevez. Dépliez le lot qui vous concerne.
01 Accessibilité et voies de secours Voie engins, voie échelles, desserte, ouvrants, implantation
Le premier lot, et celui qu'on découvre trop tard. Le règlement fixe des caractéristiques précises que le plan masse doit respecter.
- Voie engins : largeur utile 3 m minimum, hauteur libre 3,50 m, pente inférieure à 15 %, rayon intérieur minimal de 11 m dans les virages avec surlargeur S = 15/R, force portante calculée pour un véhicule de 160 kN avec 90 kN maximum par essieu.
- Voie échelles : largeur 4 m, aire de stationnement de 10 m de long, pente maximale 10 %, résistance au poinçonnement de 80 N/cm², aucun obstacle aérien, distance à la façade de 1 à 8 m en stationnement parallèle.
- Desserte : tout bâtiment desservi sur au moins une façade par une voie engins, ou par une voie échelles si le plancher bas du niveau le plus haut dépasse 8 m. Un bâtiment ne peut jamais être accessible à travers un autre bâtiment, même du même établissement.
- Ouvrants pompiers : 1,80 m de hauteur et 0,90 m de largeur minimum, repérables et ouvrables de l'extérieur.
- Implantation : 4 m minimum des limites de propriété. Clôture de 2 m minimum sauf exception justifiée.
02 Compartimentage et locaux à risque Degrés coupe-feu, SAS, séparations, rebouchages
- Isolement des locaux et zones à risque par parois coupe-feu 2 h minimum, portes ouvrant dans le sens de l'évacuation.
- Distances minimales entre les portes de locaux à risque et les ouvrants voisins : 2 m sur le même plan, 4 m en retour, 8 m en vis-à-vis — tolérance uniquement si porte coupe-feu 1 h.
- Communication éventuelle par SAS à deux blocs-portes pare-flammes ½ h, ou porte coupe-feu 1 h avec ferme-porte.
- Compartimentage minimal du site : ateliers de production, entrepôts, bureaux et locaux sociaux séparés. Planchers hauts coupe-feu 2 h, structures porteuses stables au feu 2 h, murs séparatifs coupe-feu 2 h ou distance libre de 8 m, portes d'intercommunication coupe-feu 1 h.
- Traversées de parois (gaines, canalisations, convoyeurs) rebouchées au degré coupe-feu de la paroi.
03 Dégagements et évacuation Unités de passage, effectifs, distances, escaliers protégés
- Unité de passage de 0,60 m ; un dégagement à une seule UP est porté à 0,90 m (0,70 m toléré en bâtiment existant).
- Nombre et largeur des dégagements selon l'effectif : 1 dégagement en dessous de 20 personnes, 2 dégagements de 2 UP de 51 à 100 personnes, 2 de 3 UP de 101 à 200, et ainsi de suite. Au-delà de 500 personnes, un dégagement de plus par tranche de 500 et une UP par tranche de 100.
- Largeur minimale de 1,40 m pour tous les dégagements si l'effectif d'un local dépasse 200 personnes.
- Aucun point d'un local à plus de 40 m d'une issue, porté à 50 m si des allées de circulation sont matérialisées par un traçage au sol.
- 40 m maximum pour gagner un escalier, 50 m pour gagner une sortie en rez-de-chaussée.
- Portes servant à l'évacuation de plus de 50 personnes ouvrant dans le sens de la sortie ; toute porte verrouillée manœuvrable de l'intérieur sans clé.
- Escaliers protégés, encloisonnés (parois coupe-feu 2 h, accès par bloc-porte coupe-feu 1 h ou SAS de 3 m² à portes pare-flammes ½ h, ouverture de désenfumage de 1 m² en partie haute commandée depuis le rez-de-chaussée) ou à l'air libre.
04 Désenfumage Obligation, exemptions, naturel, mécanique, cantonnement, conduits
Le lot le plus souvent sous-dimensionné, et le plus coûteux à reprendre après coup.
Quand il est obligatoireLocaux de plus de 300 m² en rez-de-chaussée ou en étage, locaux aveugles de plus de 100 m², tous les locaux en sous-sol, et tous les escaliers.
Exemptions prévues par le texteChambres froides à 10 °C ou moins, dépôts de produits 100 % incombustibles, bâtiments d'élevage, chaînes de production de l'industrie pharmaceutique, combles non accessibles et non exploitables. Les activités incompatibles ou nécessitant un confinement peuvent également en être dispensées, sur justification.
Désenfumage naturelSurface géométrique d'évacuation d'au moins 1/100 de la superficie du local, avec un minimum de 1 m², ramenée à 1/200 si le local fait moins de 1 000 m². Même surface pour les amenées d'air neuf. Aucune ouverture de moins de 0,40 m dans une dimension. Tout point d'un canton à moins de 4 fois la hauteur de référence d'une évacuation, sans dépasser 30 m, avec au moins une évacuation par 300 m².
Désenfumage mécaniqueDébit d'extraction de 1 m³/s par 100 m² de surface à désenfumer. Amenées d'air mécaniques à environ 0,6 fois le débit extrait, vitesse de passage limitée à 5 m/s.
CantonnementLocaux de plus de 2 000 m² ou de plus de 60 m de long découpés en cantons de 1 600 m² maximum, 60 m de long maximum, et si possible pas moins de 1 000 m². Écrans d'au moins 0,50 m, stables au feu ¼ h en matériau incombustible. Hauteur libre de fumée au moins égale à la moitié de la hauteur de référence et jamais inférieure à 1,80 m. Épaisseur de la couche de fumée d'au moins 25 % de la hauteur de référence si celle-ci est inférieure ou égale à 8 m, d'au moins 2 m au-delà — toute réduction entraînant une majoration de 20 % de la surface d'évacuation.
Conduits et implantationSection au moins égale à la surface libre des bouches desservies, rapport des dimensions inférieur ou égal à 2, deux dévoiements maximum à moins de 20° de la verticale, traînasses de 2 m maximum, matériaux incombustibles stables au feu ¼ h, débit de fuite total sous 20 %. Débouché des exutoires à 4 m au moins des baies des bâtiments tiers.
05 Éclairage de sécurité Balisage, anti-panique, BAES, alimentation, coupure
- Éclairage d'évacuation (balisage) : flux lumineux d'au moins 45 lumens par foyer, autonomie minimale d'une heure.
- Éclairage anti-panique (ambiance) : 5 lumens par m² de surface, autonomie d'une heure, rapport entre l'espacement des foyers et leur hauteur d'implantation inférieur ou égal à 4.
- Anti-panique obligatoire dans tout local où l'effectif atteint 50 personnes avec un taux d'occupation supérieur à une personne par 10 m².
- Balisage obligatoire sur les portes des locaux techniques et à risque, sur celles des locaux de 20 personnes ou plus, des locaux dont une dimension atteint 30 m, des locaux de 300 m² ou plus en rez-de-chaussée ou étage et 100 m² en sous-sol, sur les portes d'accès aux escaliers et sur celles donnant à l'extérieur.
- Dans les circulations horizontales : une flèche blanche sur fond vert tous les 15 m et à chaque changement de direction. Idem dans les locaux de travail et dépôts de plus de 1 000 m², le long des allées tracées au sol.
- Réalisation par blocs autonomes (BAES) conformes aux normes en vigueur, alimentés en aval de la protection et en amont de la commande de l'éclairage normal, câbles de catégorie C2.
- Interrupteur central de coupure visible et signalé à proximité d'une issue de chaque compartiment ou local de plus de 1 000 m².
06 Détection, alarme et alerte Zonage, détecteurs, ECS, matrice cause-effet, chaîne d'alerte
Le règlement traite séparément le recensement et la localisation des risques, la détection, l'alarme et l'alerte. Nous concevons l'ensemble comme un système de sécurité incendie cohérent.
- Recensement et localisation des risques, zonage de détection.
- Choix des détecteurs par nature de risque : optiques de fumée, thermiques, multicritères, détection linéaire, détection de flamme, détection gaz sur zones ATEX.
- Équipement de contrôle et de signalisation, mise en sécurité associée (compartimentage, désenfumage, arrêts techniques).
- Alarme générale audible en tout point, temporisation, alarme restreinte, tableau de report.
- Alerte des secours publics : moyens, procédure, articulation avec la chaîne d'alerte du plan d'opération interne.
07 Moyens d'extinction Extincteurs, RIA, colonnes, points d'eau, sprinkleurs, gaz, mousse
- Extincteurs portatifs et mobiles : choix de l'agent par classe de feu, protection générale et protection complémentaire des risques particuliers, implantation et signalisation. Référentiel APSAD R4.
- Robinets d'incendie armés (RIA) : calcul hydraulique débit/pression, nombre et implantation pour couvrir chaque point, réserve et surpression. Référentiel APSAD R5 et norme NF S 62-201. Armoire signalée par un panneau normalisé.
- Colonnes sèches : canalisation verticale en cage d'escalier, raccord d'alimentation accessible depuis la voie engins, prises à chaque niveau, pour l'usage exclusif des sapeurs-pompiers.
- Colonnes en charge (humides) : maintenues sous pression, utilisables par des occupants formés.
- Poteaux et bouches d'incendie, points d'eau : implantation et besoins en eau d'extinction, en cohérence avec les moyens publics disponibles à proximité du site.
- Extinction automatique à eau (sprinkleurs) : catégorie de risque, densité et surface impliquée, source d'eau. Référentiel APSAD R1, norme EN 12845, référentiels NFPA lorsque le donneur d'ordre les impose.
- Extinction automatique à gaz : locaux techniques, salles serveurs, archives. Calcul de concentration, étanchéité du volume, évacuation préalable.
- Mousse et rideaux d'eau : dépôts de liquides inflammables, protection de cuvettes de rétention et d'ouvrages exposés.
08 Dispositions particulières par type de risque Liquides et gaz inflammables, explosibles, matières dangereuses, entrepôts
Le titre III du règlement de 2018 pose des exigences propres à cinq familles, que nous traitons en complément des dispositions générales.
- Liquides inflammables : zones classées, cuvettes de rétention, espacement entre réservoirs, distances de sécurité, ventilation, électricité et éclairage adaptés, moyens de secours, clôture.
- Gaz inflammables : zones classées, vaporiseurs, rétention, surveillance, espacement, détection gaz, protection.
- Matières explosibles : aménagement, moyens de manutention, suivi des stocks, désenfumage, détection, surveillance.
- Matières dangereuses : aménagement, emploi et manipulation, ventilation, étiquetage, gestion des stocks, protection individuelle, déchets.
- Entrepôts : implantation, accessibilité au stockage, déplacement des engins de secours, mise en place de l'échelle mécanique, distribution intérieure, détection, désenfumage, organisation et conditions de stockage, moyens de lutte.
Ces valeurs sont des minimums réglementaires. Le niveau réellement exigé sur votre site est fixé par l'étude de dangers.
Faire dimensionner mes installationsRèglement tunisien, APSAD, EN, NFPA : comment nous les articulons
Une confusion fréquente : les référentiels APSAD ne sont pas la réglementation tunisienne, et ne s'y substituent pas. Ce sont des référentiels techniques d'origine assurantielle, édités par le CNPP, que nous utilisons comme méthode de calcul là où le texte tunisien fixe une obligation sans donner de méthode.
- Le règlement de sécurité tunisien applicable Arrêté du 21 septembre 2018 pour les établissements classés, règlement ERP pour les établissements recevant du public. C'est le texte opposable, et c'est ce que la protection civile contrôle.
- Les normes tunisiennes NT / INNORPI En vigueur pour les équipements, le règlement de 2018 exigeant la conformité aux normes tunisiennes et, à défaut, aux normes harmonisées ou étrangères reconnues équivalentes.
- Les référentiels APSAD Comme méthode de dimensionnement et comme exigence assurantielle.
- Les normes EN et NFPA Lorsque le groupe, l'assureur ou le donneur d'ordre les impose.
† Sur l'équivalence des essais. Le règlement de 2018 admet expressément cette équivalence : les essais pratiqués par des laboratoires de l'Union européenne accrédités selon les guides ISO/CEI ou les normes françaises équivalentes sont reconnus équivalents aux essais des laboratoires tunisiens agréés, et ne sont pas répétés sauf validité contestable.
Les référentiels APSAD que nous utilisons
Nous mobilisons également les référentiels relatifs aux fermetures coupe-feu, aux exutoires de fumées et de chaleur, à l'extinction automatique à gaz et au dimensionnement des besoins en eau, selon la nature du projet.
Ce que vous recevez
Un dossier d'ingénierie exploitable par un installateur et recevable par la protection civile. Concrètement :
De la qualification à la réception
Sept étapes, dans cet ordre. Aucune n'est sautée : c'est ce qui fait qu'un dossier passe en une seule instruction plutôt qu'en trois allers-retours.
Qualification du bâtiment
Type de bâtiment, catégorie de classement, activités, effectifs, matières présentes et quantités. C'est ce qui détermine le règlement applicable et les dispositions particulières à croiser.
Relevé et diagnostic
Visite de site, relevé des existants, mesures, photos. Sur bâtiment existant, nous établissons l'écart lot par lot entre ce qui est en place et ce qui est exigible.
Analyse de risque
Nature et conditionnement des matières, procédés, conditions opératoires, opérations dangereuses, environnement du site. C'est cette analyse qui fixe le niveau de dimensionnement au-dessus du plancher réglementaire.
L'étape qui fait la différenceDimensionnement et notes de calcul
Lot par lot, avec la méthode justifiée et le référentiel cité.
Plans et pièces écrites
DAO, descriptifs, bordereaux, matrice cause-effet.
Instruction
Présentation aux services de prévention de la protection civile, réponse aux observations, instruction des dérogations le cas échéant.
Réception
Essais, levée des réserves, procès-verbaux, alimentation du registre de sécurité.
Après la mise en service : ce qui reste dû
Une installation conforme le jour de la réception ne l'est plus deux ans après si rien n'est tenu.
Le règlement de 2018 traite au chapitre des conditions d'exploitation le registre de sécurité, l'équipe de sécurité, le plan d'opération interne, la surveillance, les contrôles et vérifications périodiques, la maintenance et les documents réglementaires. Le chapitre des consignes de sécurité impose par ailleurs l'affichage des consignes et la tenue d'exercices et d'essais périodiques.
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La plateforme centralise vos échéances et vos justificatifs, et vous prévient avant la date — pas après le contrôle.
Les erreurs qui coûtent le plus cher
Toutes se corrigent sur plan pour quelques heures d'étude. Aucune ne se corrige sur chantier pour moins de plusieurs dizaines de milliers de dinars.
Le désenfumage traité en fin de projet
Les exutoires se dimensionnent en même temps que la charpente.
Les voies engins oubliées au plan masse
Une largeur de 3 m et une force portante de 16 tonnes ne s'improvisent pas.
Un local à risque collé à une façade vitrée
Les distances de 2, 4 et 8 m selon la configuration ne se négocient pas.
Un SSI acheté avant l'étude
Le zonage et la matrice cause-effet déterminent la centrale.
Le sur-équipement de confort
Sprinkleurs posés sans catégorie de risque définie, RIA multipliés sans calcul de couverture.
Aucun dossier de dérogation sur un bâtiment ancien
La voie existe et elle est prévue par le texte.
Questions fréquentes
Les dix questions que l'on nous pose le plus souvent, avec le texte et la valeur applicables à chaque fois.
Votre question n'est pas là ? Décrivez votre bâtiment en deux lignes, un ingénieur vous répond sous 24 h.
Q
Quel texte fixe les règles de sécurité incendie en Tunisie ?
Le code de la sécurité et de la prévention des risques d'incendie, d'explosion et de panique dans les bâtiments, promulgué par la loi n°2009-11 du 2 mars 2009, et ses règlements de sécurité d'application. Pour les bâtiments abritant des établissements dangereux, insalubres ou incommodes, c'est le règlement annexé à l'arrêté du 21 septembre 2018, pris en application de l'article 44 du code.
Q
Mon bâtiment est-il concerné par le désenfumage ?
Le règlement du 21 septembre 2018 impose un dispositif de désenfumage naturel ou mécanique aux locaux de plus de 300 m² en rez-de-chaussée ou en étage, aux locaux aveugles de plus de 100 m², à tous les locaux en sous-sol et à tous les escaliers. Certaines activités en sont dispensées, notamment les chambres froides à 10 °C ou moins, les dépôts de produits totalement incombustibles, les bâtiments d'élevage et les chaînes de production pharmaceutiques.
Q
Quelle surface d'exutoires pour mon atelier ?
En désenfumage naturel, la surface géométrique d'évacuation doit atteindre 1/100 de la superficie du local, avec un minimum de 1 m², ratio ramené à 1/200 pour un local de moins de 1 000 m². La même surface est exigée pour les amenées d'air neuf.
À cela s'ajoutent les règles de cantonnement et d'implantation, qui conditionnent la répartition des exutoires : au moins une évacuation par 300 m², et aucun point à plus de 4 fois la hauteur de référence, ni à plus de 30 m, d'une évacuation.
Q
Et en désenfumage mécanique ?
Le débit d'extraction se calcule sur la base de 1 m³/s pour 100 m² de surface à désenfumer. Les amenées d'air mécaniques sont dimensionnées à environ 0,6 fois le débit extrait, avec une vitesse de passage limitée à 5 m/s aux bouches.
Q
Les référentiels APSAD sont-ils obligatoires en Tunisie ?
Les APSAD sont des référentiels techniques d'origine assurantielle édités par le CNPP, pas des textes réglementaires tunisiens. Ils sont en revanche largement utilisés comme méthode de dimensionnement, exigés par de nombreux assureurs et par les groupes internationaux, et ils apportent une méthode de calcul là où le règlement tunisien fixe une obligation sans en donner une.
Nous citons systématiquement le texte tunisien applicable en premier, et le référentiel employé ensuite.
Q
Peut-on obtenir une dérogation sur un bâtiment existant ?
Le règlement du 21 septembre 2018 prévoit que les services de prévention de la protection civile peuvent accorder des dérogations à la demande de l'exploitant, notamment pour les établissements existants, sous réserve de justificatifs présentés dans une notice de sécurité ou dans l'étude de dangers, et de mesures compensatoires de prévention et de protection. Si les mesures proposées sont jugées insuffisantes, les services peuvent en définir d'autres.
Q
Quelle différence entre étude de sécurité incendie et ingénierie de sécurité incendie ?
L'étude de sécurité incendie démontre la conformité d'un bâtiment aux règles applicables et constitue la pièce que l'administration examine.
L'ingénierie de sécurité incendie dimensionne les installations qui permettront d'y satisfaire : notes de calcul, plans d'implantation, descriptifs et bordereaux exploitables par une entreprise. Nous produisons les deux, et sur un même projet ils ne se dissocient pas.
Q
Intervenez-vous sur un bâtiment déjà construit ?
Nous établissons l'écart lot par lot entre l'existant et l'exigible, nous hiérarchisons les travaux par criticité et par coût, et nous instruisons les dérogations quand la configuration ne permet pas la conformité littérale.
Q
Fournissez-vous et posez-vous les équipements ?
Nous sommes un bureau d'études : nous concevons, dimensionnons, consultons les entreprises, analysons les offres et contrôlons l'exécution. Cette indépendance vis-à-vis des fournisseurs est ce qui garantit que le dimensionnement suit le risque et non un catalogue.
Q
Intervenez-vous dans toute la Tunisie ?
Depuis notre base de Sfax. Réponse d'ingénieur sous 24 h, sans frais de déplacement facturés au dossier.